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Mémoires d'outre-tombe : Anthologie (Classiques) Details
Edition enrichie (Avant-propos, introduction, notes, chronologie, bibliographie)Achevés pour l’essentiel en 1841, les Mémoires d’outre-tombe entrecroisent superbement le récit d’une existence qui va bientôt finir – celle du jeune chevalier breton d’Ancien Régime, devenu voyageur, diplomate et ministre –, et le récit de l’Histoire marquée par le séisme de la Révolution qui éloigna le monde ancien pour toujours.« Cette voix, dira Julien Gracq, cette voix, qui clame à travers les deux mille pages des Mémoires que le Grand Pan est mort, et dont l’Empire romain finissant n’a pas connu le timbre unique – l’écho ample de palais vide et de planète démeublée –, c’est celle des grandes mises au tombeau de l’Histoire. »Timbre unique que cette anthologie entend préserver au plus près, en demeurant fidèle à la structure même des Mémoires, à la diversité de leurs registres, à la variation de leurs écritures et à l’orchestration de leurs époques : « Mon berceau a de ma tombe, ma tombe a de mon berceau : mes souffrances deviennent des plaisirs, mes plaisirs des douleurs, et je ne sais plus, en achevant de lire ces Mémoires, s’ils sont d’une tête brune ou chenue. »Anthologie établie, présentée et annotée par Jean-Claude Berchet.

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Les Mémoires d'outre-tombe sont avec les Mémoires de Saint-Simon le chef-d'oeuvre du genre. Cette vaste fresque qui couvre une période allant des dernières années du règne de Louis XV jusqu'à l'avènement de Louis-Philippe, en plus d'être une "autobiographie" est une véritable méditation sur le temps qui passe, une réflexion sur la vanité des choses notamment en matière politique : les institutions, les constitutions d'un pays sont destinées à un moment ou un autre à être emportées, elles ne sauraient être immuables. Chateaubriand a lui-même assisté à la destruction de l'Ancien Régime qui malgré son ancienneté n'était pas l'abris, tout finis par passer... Ce pessimisme est quasi janséniste : lui qui admirait tant Blaise Pascal ("L'effrayant génie"). Il faut lire aussi toute la partie consacrée à Napoléon qui est certainement ce que l'on a écrit de mieux. Enfin, la dernière ligne de ce chef-d'oeuvre qui en est un à elle toute seule : "il ne me reste qu'à m'asseoir au bord de ma fosse; après quoi je descendrai hardiment, le crucifix à la main, dans l'éternité."


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